mardi 5 septembre 2017

Les Gorges du Tarn

31 juillet - 1er août

Le départ du Caylar a un peu traîné. Les copains de CCI étant là, on parle, on parle. Après des au revoir et des encouragements pour le retour et notre voyage au Pérou, nous partons. Jusqu'à Nant, ça descend presque toujours puis c'est la vallée de la Dourbie avec ses roches calcaires parfois rosées et ses rives boisées. Nous passons au pied du  village de Cantobre qui se dresse sur son rocher. Ensuite, une longue montée sur le Causse Noir nous attend : il faut remonter les 400 m de dénivelé que l'on a perdus le matin sur une route étroite et sinueuse, interdite aux camions, caravanes ou camping cars, suivie d'une  descente vertigineuse qui  nous apporte quelques frayeurs : la route qui vient d'être refaite est recouverte de gravillons glissants. La vitesse est réduite à 50 km /h mais les voitures n'en tiennent pas compte. Daniel a été frôlé de très près à deux reprises. A cette difficulté, il faut ajouter le vent qui m'a envoyée sur le côté gauche de la route alors que je traversais un pont sur la Dourbie. Nous finissons par arriver au Rozier dans les gorges du Tarn. Ces gorges, nous allons les longer pendant une matinée sur une route assez tranquille d'où l'on aperçoit de petits villages ou des hameaux perdus entre les rochers au pied desquels coule  le Tarn . Les canoës peuvent  naviguer tranquillement là où il n'y a ni pierres ni rapides. Cette rivière est très fréquentée à cette saison. On le constate sur la route  où l'on voit défiler des camionnettes transportant canoës et kayaks. A Sainte Enimie, village classé parmi les plus beaux de France,  les voitures envahissent les rues. De là, nous devons monter sur le Causse de Sauveterre à 1000 m d'altitude. Pas facile. On  nous encourage à plusieurs reprises. Le paysage change progressivement, devient plus vert. La forêt de résineux apparaît. Nous entrons dans le Massif Central.


Toiture de lauze


 Cantobre


Le long  des gorges  du Tarn


Sainte Enimie



mardi 22 août 2017

Festival du Roc Castel - L'Eloge du Voyage Lent

28-29-30 juillet

Notre but était d'atteindre Le Caylar à vélo pour le festival du Roc Castel. Nous savions que nous y retrouverions des amis cyclo voyageurs venus d'un peu partout en France : Jura, région parisienne, Alpes, Pays Basque, Bordeaux, Bretagne, Nord...
Ce festival est consacré au voyage lent. Animations, films, diaporamas, récits de voyages tournent autour de la lenteur dans le voyage : avec des ânes jusqu'en Chine, à vélo autour du monde, en canoë sur le Danube, à pied sur la route de la soie, en roulotte sur les routes de France, en tandem avec des déficients visuels, sur l'Hermione, etc.
Ce festival est remarquable par son esprit d'ouverture notamment grâce à Hubert Martin qui en est l'initiateur. On se demande toujours comment il est possible d'organiser un tel événement dans un village de quelques centaines d'habitants où tout est gratuit, aussi bien les projections que les concerts. Il repose évidemment sur les bénévoles (plus de 80) qui, pendant plusieurs jours, vont être au service des festivaliers. Pendant ce festival, on oublie facilement les tensions du monde.

L'arbre sculpté de la place du Caylar

Prototype de vélo d'appartement de la fin du XIXème  siècle

Au camping, zone réservée aux cyclos

lundi 21 août 2017

Tarn et Aveyron : nous prenons de la hauteur

24-25-26-27 juillet
Quelques gouttes de pluie matinale ne nous empêchent pas de repartir. Le relief s'accentue à partir de Verfeil mais les côtes se montent facilement. Partout, on cultive maïs, blé, tournesol, soja ou sarrasin. Après une nuit passée à Lautrec chez des amis, nous reprenons la route vers Brassac et le Sidobre mais nous avons peu l'occasion de savourer le paysage plongé dans la brume. Le massif du Sidobre est célèbre pour ses rochers de granit. Après Lacaune, nous remontons jusqu'à un col à près de 900 m. Mais que de camions et de voitures sur ces routes sinueuses.
Ensuite, c'est une longue descente dans un paysage plus dégagé, descente au cours de laquelle on découvre des collines boisées parsemées de champs cultivés (céréales) et de prairies fauchées pour faire du foin.
La montée vers Belmont est raide, la terre devient plus rouge. Des fermes sont réparties sur les flancs des collines escarpées. Nous passons une nuit chez une amie à Saint Affrique où les hautes maisons qui donnent de l'ombre rappellent l'approche de la méditerranée. 
Pour atteindre  Le Caylar, nous suivons la vallée de la Sorgue aux pentes douces, traversant de petits villages souvent flanqués d'un château. A l'approche de Cornus, il faut appuyer sur les pédales pour monter sur le plateau du Larzac. Sur cette route, nous retrouvons plusieurs cyclo randonneurs de CCI (Cyclo Camping International)  qui se dirigent eux aussi vers Le Caylar pour assister au Festival du Voyage Lent.



Les petites filles de la comtesse de Ségur, Camille et Madeleine, sont enterrées à Verfeil




Dans le Tarn


Le Sidobre

















Dans l'Aveyron





Nouveaux chamallows

Route rapiécée










samedi 5 août 2017

La Garonne

23 juillet
Après un arrêt à Grenade devant des halles du XIVème siècle qui viennent d'être restaurées, nous descendons vers la Garonne  pour rejoindre le canal latéral à la Garonne où promeneurs et pêcheurs apportent un air de détente.
En fin de soirée, les conversations sont faciles avec les pêcheurs qui nous indiquent un camping à Marsan, camping dans lequel résident dans des mobil-homes des ouvriers qui travaillent à Toulouse.  Plus facile qu'à Toulouse de se loger ici.
L'ex propriétaire du camping, ancienne agricultrice, une dame de 88 ans, nous accueille et nous invite chez elle à prendre un rafraîchissement avant l'installation de notre tente.

Canal latéral à la Garonne


Le Gers : des creux et des bosses

21-22 juillet
Pour les amateurs de belles montées à vélo, le Gers offre des parcours qui ne les décevront pas. Les routes traversent la campagne très vallonnée, entre 180 et 250 mètres d'altitude. Vigne, maïs, tournesol, soja, champs moissonnés alternent. Les montées  et les descentes se succèdent et des côtes à plus de 10% nous obligent à mettre pied à terre et pousser les vélos comme à Auch notamment pour accéder au quartier historique.Nous allons finir par prendre la route nationale, au profil moins accidenté, pour aller jusqu'à l'Isle Jourdain, évitant ainsi des montées impossibles.
L'habitat est très dispersé dans des hameaux autour d'une petite église. On aperçoit des clochers qui se détachent à l'horizon. Peu avant Montesquiou, nous apprécions le camping "L'Anjou" propre et calme, tenu par des Hollandais très accueillants.


Le facteur est-il passé ?


Le mur




Soja français

Les Landes

18-19-20 juillet
Si vous n'aimez pas les côtes et que les routes droites à travers les pins ne vous déplaisent pas, alors, c'est dans les Landes qu'il faut aller pédaler. De plus, en été, vous êtes accompagnés par le chant des cigales. Les gens vous adressent facilement la parole, s'intéressent à vous et cherchent à vous aider. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à camper dans un centre équestre tenu par une femme très ouverte qui nous a proposé plusieurs solutions pour camper au sec : le manège, la grange propre, un auvent. La pluie s'étant calmée, nous avons finalement installé la tente sur le terrain.
Les maisons landaises sont très fleuries et devant certaines se dresse un pin décoré de fleurs en papier et autres objets. Tradition locale pour marquer un anniversaire, une naissance ou quelque événement prétexte à faire la fête avec les voisins ou les amis.

Les dunes avancent. Comment les arrêter ?

Famille à vélo dont une fillette de 7 ans et son frère de 12 ans qui pédalent bien


Fronton
Maison traditionnelle landaise


Obsédés par les courses landaises


Serres chauffées par du pétrole français à Parentis

La Vélodyssée

15-16-17 juillet
Nous quittons le monde rural tranquille des petites routes de Charente Maritime au milieu  des champs de blé que l'on moissonne, des champs de tournesol et de maïs pour prendre le ferry à Royan.
Changement de décor : circulation intense et bruit. La traversée de l'estuaire de la Gironde jusqu'à la pointe de  Grave dure une demi-heure.
A Soulac, nous découvrons la plage et l'océan, plage bondée d'estivants.
Nous prenons la Vélodyssée, véritable piste cyclable qui va de Roscoff jusqu'à Hendaye. Mais c'est une autoroute pour vélos. Sur la route, ce sont les voitures qui sont dangereuses, ici, ce sont les vélos ! Il faut bien rester à droite car, à l'approche des plages, il y a embouteillages avec des cyclistes de tous âges.
Autour du Bassin d'Arcachon, les pistes cyclables sont tellement nombreuses que l'on finit par se perdre, les directions n'étant pas toujours indiquées...
Nous empruntons aussi une piste cyclable historique : elle a été construite par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale pour le déplacement des motos d'un blockhaus à un autre mais elle est dans un état de délabrement avancé. Il est donc difficile voire dangereux de l'emprunter car deux cyclistes ne peuvent pas se croiser tant elle est étroite.


Arès sur le Bassin d'Arcachon


La Vélodyssée

vendredi 21 juillet 2017

Marais poitevin et Charente-Maritime



Maïs et tournesol




Détail du porche de l'église romane de Surgères


Serait-ce l'Amérique ?


Le long de la Charente

Le paysage devient plus plat, de nombreuses pistes cyclables bordent les canaux. Nous passons au pied des ruines de l'abbaye de Maillezais que l'on voit de loin.
Nous quittons les champs où paissent vaches et moutons pour retrouver les grandes étendues de céréales, de maïs et parfois de tabac.
Nous passons à proximité de parcs éoliens. On se croirait en Espagne il y a 15 ans !
A Surgères et dans d'autres petites villes, les églises romanes de la région offrent de magnifiques porches finement ciselés dans la pierre.
La ville de  Saint Savinien s'étire le long de la Charente. Le jour du 14 juillet, l'animation bat son plein sur l'Ile aux Jeux où de petits bateaux électriques circulent sur le lac.
Comme partout en France le weekend, des groupes de cyclistes pédalent, le nez dans le guidon. Ils ne nous saluent pas, certains nous frôlent : ils n'ont pas le temps de nous voir!


Le Nombril du Monde



Dans le Jardin aux Histoires


Un détour nous conduit à Hérisson où se trouve le Nombril du Monde. là, tous les deux ans,  se tient un Festival du Conte et de la Parole dont le conteur Yannick Jaulin est à l'origine. Nous visitons le site dédié aux contes et aux histoires dans un jardin magique et mystérieux dans lequel se produisent divers spectacles et animations pendant les weekends d'été. 


En suivant le Thouet

Protégeront-ils du soleil ou de la pluie ?



Chanvre -pas indien- cultivé dans la vallée de la Loire



Chien rapide


Art roman à Thouars


Rencontre sur la Vélo Francette


Avant de partir, j'avais mal apprécié le rythme d'une journée à vélo, pensant que nous pourrions  pédaler 70/90 km, camper, dessiner,  peindre et alimenter un blog sur un ordi sans table ni chaise...J'avais oublié que les jours n'ont que 24 heures.Voilà pourquoi je n'ai rien publié sur ce blog depuis plus d'une semaine et je vais me limiter à donner quelques impressions sur notre périple.

Après avoir traversé les zones maraîchères à l'approche de la Loire, respiré l'odeur pestilentielle d'une champignonnière après Longué, nous avons suivi le Thouet un peu avant Saumur, sur la Vélo Francette, un itinéraire ralliant La Rochelle à Ouistreham sur lequel circulent peu de voitures. Cependant,  l'état de la chaussée laisse parfois à désirer sur certaines portions : nids de poules, tôle ondulée. En contrepartie, nous traversons des  villages  dans le Maine et Loire où l'architecture rurale est bien préservée : tuffeau et ardoise. Les montagnes russes se poursuivent le long du Thouet, quelques montées sont raides alors nous poussons nos vélos.
Dans les Deux Sèvres, les tuiles romaines remplacent les ardoises, les maisons sont un peu plus basses. A Parthenay, nous arrivons pendant la 32ème édition du Festival du Jeu où rues et places sont envahies par toutes sortes de jeux proposés aux petits et aux  grands : jeux de société, d'adresse, du cirque, etc. Thouars et Parthenay sont toutes deux construites sur un promontoire qui domine le Thouet.
Sur la Vélo Francette, nous allons croiser d'autres cyclo-randonneurs.














mercredi 12 juillet 2017

C'est parti !


Gare de la Flèche  à l'abandon


Sur la  "Route du Miel"


Le premier jour, lundi,  était juste une mise en jambes.  La voie verte "Route du Miel" que nous avons prise à La Flèche jusqu'à Baugé nous la connaissions déjà et nous apprécions l'ombre des arbres qui la bordent : chênes, bouleaux et autres feuillus. Et surtout, pas de voitures. On n'entend que le crissement des pneus sur le gravillon.
Au camping de Baugé, très agréable, nous avons attiré l'attention et la sympathie d'autres  campeurs devant l'étalage  de  nos affaires sur un plastique. Pas de table, pas de siège et des vélos chargés. Ca  étonne ! Et les questions arrivent : où allez-vous ? Quel est le poids de vos vélos, de votre équipement ? Avez-vous un moteur ? Bref, les gens parlent facilement.

Premiers tours de roues





Les sacoches sont remplies, les pneus gonflés. Il nous reste à enfourcher les vélos pour un tour estival à travers la France.