jeudi 7 juillet 2022


Nouveau départ

Huit mois après une fracture du col du fémur suite à une mauvaise chute de vélo au Pérou,  je voulais savoir si je pouvais à nouveau pédaler sur la durée. Nous avons donc enfourché nos montures chargées de notre matériel de camping pour tenter de faire une petite boucle dans le nord de la France. Daniel avait préparé un itinéraire en privilégiant  les voies vertes, les pistes cyclables et les petites routes secondaires. 
Sur les terrains de camping, les connections Internet aléatoires ou inexistantes rendant presque impossible la tenue d'un blog, c'est donc de retour à la maison que je vais essayer de raconter notre vécu au cours de ces trois semaines de voyage, ce qui remplacera les cartes postales que je n'ai pas pris le temps d'écrire...

D'abord, je suis rassurée : la hanche et le genou ont supporté sans trop de douleurs les 1000 km parcourus. Je sais néanmoins que je n'ai plus ma jambe d'avant mais, en étant raisonnable, je peux pédaler pratiquement comme autrefois. Surtout, ne pas tomber !!!

Notre itinéraire  (Voir la carte)
Nous avons fait une boucle en partant de Saulces Monclin  dans les Ardennes pour aller vers Lille, Calais, la côte d'Opale, la baie de Somme, Amiens et retour.

Pistes cyclables, voies vertes et véloroutes
Nous les avons empruntées, certes, mais il n'a pas toujours été facile d'en trouver le départ. La signalisation fait vraiment défaut quel que soit le département. Nous avons souvent dû chercher, demander ou faire demi-tour avant de trouver la  bonne voie. Là, le GPS pourrait être un bon auxiliaire mais cet instrument ne fait pas encore  partie de notre équipement. 

Notre première voie verte : la  voie verte de l'Avesnois, tronçon d'un projet de véloroute  Paris Moscou, dont le parcours est assez inégal. On peut passer d'un chemin large au revêtement bien stabilisé à un sentier étroit, ponctué de nids de poules ou de passages boueux. A l'approche de Maubeuge, des tables et des bancs bordent ce chemin mieux entretenu. Nous y avons croisé un groupe de jeunes d'une colonie de vacances partis pour quelques jours à vélo par  cette voie.
Ce manque de suivi dans l'entretien des voies vertes nous l'avons retrouvé sur presque toutes. On ne sait pas à qui en revient l'entretien. Est-ce à l'Etat, à la région, au département, à la communauté de communes  ?












Nous avons souvent suivi des chemins de halage. Celui qui nous a le plus marqués longe la Scarpe près de Saint-Amand-les- Eaux, coincé au départ  entre la rivière et la voie de chemin de fer. Le passage réservé aux cyclistes est très étroit, il faut rester très attentif  car l'eau est toute proche...Heureusement, au bout de quelques kilomètres, le chemin s'élargit et on peut enfin pédaler tranquillement le long de la Scarpe. Pour quitter  Lille, nous allons prendre le chemin de halage de la Deûle puis celui de la Lys sur lesquelles naviguent quelques péniches et surtout des bateaux de plaisance.
A Arques, sur le canal de Neufaussé reliant l'AA à la Lys, un ascenseur à bateaux  construit au XIXè siècle a fonctionné jusqu'en 1967. Il permettait de franchir un dénivelé de 13,13 m, remplaçant ainsi 5 écluses. Classé monument historique, des travaux de réfection sont prévus.
Le chemin de halage le plus récent que nous ayons emprunté va de Saint-Valéry-sur-Somme jusqu' à Abbeville. Une autoroute pour vélos. C'est très reposant surtout après un arrêt  dans un petit café à Petit Port au bord du fleuve. Un pont tournant permet le passage des  péniches et autres bateaux sur cette portion de la Somme canalisée.
 La Somme, nous allons la suivre jusqu'à Amiens mais le chemin de halage n'a pas encore été totalement aménagé sur ce tronçon.













carte














mardi 5 septembre 2017

Les Gorges du Tarn

31 juillet - 1er août

Le départ du Caylar a un peu traîné. Les copains de CCI étant là, on parle, on parle. Après des au revoir et des encouragements pour le retour et notre voyage au Pérou, nous partons. Jusqu'à Nant, ça descend presque toujours puis c'est la vallée de la Dourbie avec ses roches calcaires parfois rosées et ses rives boisées. Nous passons au pied du  village de Cantobre qui se dresse sur son rocher. Ensuite, une longue montée sur le Causse Noir nous attend : il faut remonter les 400 m de dénivelé que l'on a perdus le matin sur une route étroite et sinueuse, interdite aux camions, caravanes ou camping cars, suivie d'une  descente vertigineuse qui  nous apporte quelques frayeurs : la route qui vient d'être refaite est recouverte de gravillons glissants. La vitesse est réduite à 50 km /h mais les voitures n'en tiennent pas compte. Daniel a été frôlé de très près à deux reprises. A cette difficulté, il faut ajouter le vent qui m'a envoyée sur le côté gauche de la route alors que je traversais un pont sur la Dourbie. Nous finissons par arriver au Rozier dans les gorges du Tarn. Ces gorges, nous allons les longer pendant une matinée sur une route assez tranquille d'où l'on aperçoit de petits villages ou des hameaux perdus entre les rochers au pied desquels coule  le Tarn . Les canoës peuvent  naviguer tranquillement là où il n'y a ni pierres ni rapides. Cette rivière est très fréquentée à cette saison. On le constate sur la route  où l'on voit défiler des camionnettes transportant canoës et kayaks. A Sainte Enimie, village classé parmi les plus beaux de France,  les voitures envahissent les rues. De là, nous devons monter sur le Causse de Sauveterre à 1000 m d'altitude. Pas facile. On  nous encourage à plusieurs reprises. Le paysage change progressivement, devient plus vert. La forêt de résineux apparaît. Nous entrons dans le Massif Central.


Toiture de lauze


 Cantobre


Le long  des gorges  du Tarn


Sainte Enimie



mardi 22 août 2017

Festival du Roc Castel - L'Eloge du Voyage Lent

28-29-30 juillet

Notre but était d'atteindre Le Caylar à vélo pour le festival du Roc Castel. Nous savions que nous y retrouverions des amis cyclo voyageurs venus d'un peu partout en France : Jura, région parisienne, Alpes, Pays Basque, Bordeaux, Bretagne, Nord...
Ce festival est consacré au voyage lent. Animations, films, diaporamas, récits de voyages tournent autour de la lenteur dans le voyage : avec des ânes jusqu'en Chine, à vélo autour du monde, en canoë sur le Danube, à pied sur la route de la soie, en roulotte sur les routes de France, en tandem avec des déficients visuels, sur l'Hermione, etc.
Ce festival est remarquable par son esprit d'ouverture notamment grâce à Hubert Martin qui en est l'initiateur. On se demande toujours comment il est possible d'organiser un tel événement dans un village de quelques centaines d'habitants où tout est gratuit, aussi bien les projections que les concerts. Il repose évidemment sur les bénévoles (plus de 80) qui, pendant plusieurs jours, vont être au service des festivaliers. Pendant ce festival, on oublie facilement les tensions du monde.

L'arbre sculpté de la place du Caylar

Prototype de vélo d'appartement de la fin du XIXème  siècle

Au camping, zone réservée aux cyclos

lundi 21 août 2017

Tarn et Aveyron : nous prenons de la hauteur

24-25-26-27 juillet
Quelques gouttes de pluie matinale ne nous empêchent pas de repartir. Le relief s'accentue à partir de Verfeil mais les côtes se montent facilement. Partout, on cultive maïs, blé, tournesol, soja ou sarrasin. Après une nuit passée à Lautrec chez des amis, nous reprenons la route vers Brassac et le Sidobre mais nous avons peu l'occasion de savourer le paysage plongé dans la brume. Le massif du Sidobre est célèbre pour ses rochers de granit. Après Lacaune, nous remontons jusqu'à un col à près de 900 m. Mais que de camions et de voitures sur ces routes sinueuses.
Ensuite, c'est une longue descente dans un paysage plus dégagé, descente au cours de laquelle on découvre des collines boisées parsemées de champs cultivés (céréales) et de prairies fauchées pour faire du foin.
La montée vers Belmont est raide, la terre devient plus rouge. Des fermes sont réparties sur les flancs des collines escarpées. Nous passons une nuit chez une amie à Saint Affrique où les hautes maisons qui donnent de l'ombre rappellent l'approche de la méditerranée. 
Pour atteindre  Le Caylar, nous suivons la vallée de la Sorgue aux pentes douces, traversant de petits villages souvent flanqués d'un château. A l'approche de Cornus, il faut appuyer sur les pédales pour monter sur le plateau du Larzac. Sur cette route, nous retrouvons plusieurs cyclo randonneurs de CCI (Cyclo Camping International)  qui se dirigent eux aussi vers Le Caylar pour assister au Festival du Voyage Lent.



Les petites filles de la comtesse de Ségur, Camille et Madeleine, sont enterrées à Verfeil




Dans le Tarn


Le Sidobre

















Dans l'Aveyron





Nouveaux chamallows

Route rapiécée










samedi 5 août 2017

La Garonne

23 juillet
Après un arrêt à Grenade devant des halles du XIVème siècle qui viennent d'être restaurées, nous descendons vers la Garonne  pour rejoindre le canal latéral à la Garonne où promeneurs et pêcheurs apportent un air de détente.
En fin de soirée, les conversations sont faciles avec les pêcheurs qui nous indiquent un camping à Marsan, camping dans lequel résident dans des mobil-homes des ouvriers qui travaillent à Toulouse.  Plus facile qu'à Toulouse de se loger ici.
L'ex propriétaire du camping, ancienne agricultrice, une dame de 88 ans, nous accueille et nous invite chez elle à prendre un rafraîchissement avant l'installation de notre tente.

Canal latéral à la Garonne


Le Gers : des creux et des bosses

21-22 juillet
Pour les amateurs de belles montées à vélo, le Gers offre des parcours qui ne les décevront pas. Les routes traversent la campagne très vallonnée, entre 180 et 250 mètres d'altitude. Vigne, maïs, tournesol, soja, champs moissonnés alternent. Les montées  et les descentes se succèdent et des côtes à plus de 10% nous obligent à mettre pied à terre et pousser les vélos comme à Auch notamment pour accéder au quartier historique.Nous allons finir par prendre la route nationale, au profil moins accidenté, pour aller jusqu'à l'Isle Jourdain, évitant ainsi des montées impossibles.
L'habitat est très dispersé dans des hameaux autour d'une petite église. On aperçoit des clochers qui se détachent à l'horizon. Peu avant Montesquiou, nous apprécions le camping "L'Anjou" propre et calme, tenu par des Hollandais très accueillants.


Le facteur est-il passé ?


Le mur




Soja français

Les Landes

18-19-20 juillet
Si vous n'aimez pas les côtes et que les routes droites à travers les pins ne vous déplaisent pas, alors, c'est dans les Landes qu'il faut aller pédaler. De plus, en été, vous êtes accompagnés par le chant des cigales. Les gens vous adressent facilement la parole, s'intéressent à vous et cherchent à vous aider. C'est ainsi que nous nous sommes retrouvés à camper dans un centre équestre tenu par une femme très ouverte qui nous a proposé plusieurs solutions pour camper au sec : le manège, la grange propre, un auvent. La pluie s'étant calmée, nous avons finalement installé la tente sur le terrain.
Les maisons landaises sont très fleuries et devant certaines se dresse un pin décoré de fleurs en papier et autres objets. Tradition locale pour marquer un anniversaire, une naissance ou quelque événement prétexte à faire la fête avec les voisins ou les amis.

Les dunes avancent. Comment les arrêter ?

Famille à vélo dont une fillette de 7 ans et son frère de 12 ans qui pédalent bien


Fronton
Maison traditionnelle landaise


Obsédés par les courses landaises


Serres chauffées par du pétrole français à Parentis